Bien Naître en Normandie

De la maternité et des maternités

Texte de l’intervention de Ingrid Bayot. Symposium Infor-allaitement, Namur 21nov08.

S’apprivoiser, se regarder, se nourrir …mutuellement.

Ingrid Bayot, sage-femme, détentrice du DU en lactation humaine de la Faculté de Médecine de Grenoble, formatrice pour les Formations Co-Naître ®, consultante à l’Agence de Santé de l’Estrie, au Québec.

 

La condition n° 4 de l’Initiative Hôpital Ami des Bébés (IHAB) a été parfois comprise comme une obligation à « faire une mise au sein » le plus rapidement possible après la naissance.

Du coup, elle s’est vue réduite à une consigne strictement alimentaire, une pratique à exécuter systématiquement, et a dégénéré quelques fois en manoeuvres d’emboîtement forcé.

 

Lorsqu’une recommandation intéressante est appliquée comme une recette, les parents la subissent … ou se révoltent. Apparaissent alors dans les médias –magasines, revues spécialisées, blogs sur le web, interviews- des témoignages scandalisés ou déçus de nouveaux parents qui se sont vus imposer une expérience à laquelle ils n’étaient pas préparés, ou une précipitation qui a perturbé une rencontre. Des mères se sont senties « prises d’assaut » et mises –déjà- en situation d’incompétence ou d’échec. Des pères se sont sentis relégués derrière une blouse blanche qui « fait la mise au sein », car elle doit être faite cette tétée précoce, dans la demi-heure, dans l’heure ou les deux heures, c’est selon. C’est cette caricature que certains témoins, professionnels de la santé ou non, ont appelé « le diktat de l’IHAB ».

 

Pourquoi les bonnes idées dérapent-elles si facilement dans la routine applicable à tout le monde, dans des automatismes vidés de tout sens ? Ce sera la première partie de notre réflexion.

La deuxième explorera quelques pistes pour appliquer la condition no 4 de manière appropriée, pour garder l’humain au centre de nos pratiques, pour préserver ce « supplément d’âme » sans lequel nos gestes sont vides et froids. Voire toxiques…

La systématisation autoritaire : un vieux réflexe institutionnel.

 

L’institution hospitalière est une vieille dame honorable, née du Moyen-âge occidental et de la charité chrétienne. Toute une filiation ! Elle assure sa stabilité par une immuabilité qui ne se laisse ébranler que par une personnalité d’exception ou alors, par mouvement collectif

particulièrement tenace (par exemple, sa laïcisation). Une institution est constituée d’individus qui s’y succèdent en se pliant au moule culturel qui les y a précédés. La compréhension de l’histoire collective peut donc aider une institution, c’est-à-dire les individus qui l’animent, à dépasser certains schémas de comportements qui se transmettent via l’enseignement organisé, ou via les transmissions informelles au sein même des services et de la pratique quotidienne. Force est de constater qu’il persiste dans les hôpitaux et dans les maternités, une très ancienne « culture d’autoritarisme » qui explique certains dérapages actuels. La mettre à jour peut aider à la dépasser.

 

La maternité hospitalière fut au départ un lieu de mise en tutelle des femmes

pauvres.

Les châtelaines, les paysannes et les bourgeoises « se délivraient » chez elles, avec l’aide d’une femme expérimentée, et plus tardivement, d’un médecin accoucheur pour certaines.

 

Au cours du Moyen Âge, avec le développement des villes, sont apparus les premiers endroits publics où venaient s’accoucher d’autres catégories de femmes : des miséreuses souvent sans domicile, des marginales, des prostituées, des filles-mères qui fuyaient leur village et se cachaient de leur communauté, car au cours du temps, la grossesse hors mariage fut de plus en plus

réprouvée.

Avec l’avènement de la bourgeoisie, s’y ajoutèrent les domestiques qui ne pouvaient pas ramener un enfant dans la maison de leurs maîtres. Avec l’industrialisation et l’exode rural, les journalières et les ouvrières vinrent grossir la cohorte des nécessiteuses qui n’avaient d’autre endroit que ces « maternités » attenantes aux hôpitaux.

Ces femmes étaient célibataires, marginales, pauvres, enceintes, …tous les ingrédients pour être désignées suspectes. En face d’elles, des religieuses, des dames d’oeuvre, des médecins, tous investis d’une autorité et d’une mission. Outre les soins médicaux avec les moyens de l’époque, il y avait aussi la surveillance des âmes et le contrôle des moeurs de ces fautives avérées ou potentielles. Et si d’aventure l’une d’elles gardait son enfant, elle était placée sous haute surveillance.

 

Car la plupart abandonnaient l’enfant sur place. Elles n’avaient pas les moyens, ni financiers, ni psychologiques, ni communautaires, de s’en occuper. Soixante à quatre-vingt pour cent des enfants qui naissaient à l’hôpital se retrouvaient abandonnés ou orphelins, vu le taux de mortalité maternelle.

 

Ici, méfions-nous d’un écueil : celui de condamner ce qui s’est fait et pensé dans un environnement très différent du nôtre, somme toute très confortable au regard des siècles précédents. Regardons au-delà de la condescendance sexiste, au-delà de l’idéologie caritative et reconnaissons l’énorme travail accompli, l’immense dévouement offert, le plus souvent dans l’ombre. Constater le passé n’est pas le dénigrer, mais le comprendre dans son contexte et, ainsi, éviter de reproduire les modes de pensée et les comportements désormais dépassés.

 

L’obstétrique hospitalière a été modelée par la précarité et la dystocie. Une certaine vision de la parturiente s’y est forgée, théorisée, enseignée : celle d’une pauvre femme fragile, passive et incompétente, et qu’il fallait encadrer sévèrement vu les dangers physiques et moraux qui la menacent, dangers qui justifiaient largement un interventionnisme directif et systématique. Est-ce encore d’actualité ?

La puériculture occidentale s’est élaborée dans les hospices d’enfants sans mère. Une certaine vision du nourrisson s’y est forgée, théorisée, enseignée : celle d’un pauvre être fragile, incompétent, potentiellement tyrannique, qu’il fallait dresser à rester seul et habituer à manger à heures fixes, vu qu’on pouvait rarement lui donner plus que l’élémentaire. Est-ce encore d’actualité ?

 

Vers le milieu du 20e siècle, pour la première fois de l’histoire, la majorité des femmes vient accoucher en milieu hospitalier, attirée par une obstétrique qui offre depuis ses récents progrès, de meilleures garanties que le domicile quand l’accouchement s’annonce périlleux. Ces femmes ont une famille, un conjoint, un statut social, une profession, un désir d’enfants, bref, un profil psychosocial totalement inconnu pour l’institution. Qui ne s’est pas adaptée tout de suite, loin de là ! Ce que les femmes ont « acheté » en optant pour la maternité hospitalière fut un amalgame entre d’une part, des sécurités obstétricales et pédiatriques bien réelles, et d’autre part, une puériculture d’orphelinat doublé d’un système hiérarchisé extrêmement directif. Car si l’hygiène et la médecine avaient fait des pas de géant, les mentalités et les comportements n’étaient pas sortis du passé : il suffit d’écouter nos mères et nos grand-mères. Comment furent elles traitées en salle d’accouchement ? Et leur conjoint ? Où fut placé leur bébé ? Comment parlait-on du bébé ? Quel type d’alimentation préconisaient les soignants et les médecins ? Comment se géraient les prises alimentaires ? Osaient-elles s’insurger ?

 

Des soins centrés sur la personne.

Les choses évoluent, heureusement. Des femmes, des sages-femmes, des médecins et bien d’autres oeuvrent pour une autre vision de la naissance, pour des pratiques plus respectueuses des personnes. La psychologie, l’observation, dépoussièrent notre représentation du nouveau-né, enfin reconnu comme un être de relation et de compétences, et pour qui les besoins de contacts sont aussi vitaux que le besoin de lait. Les mères le savaient depuis la nuit des temps, mais notre puériculture d’orphelinat ne pouvait le reconnaître, pas plus que l’obstétrique de la dystocie ne pouvait reconnaître les forces et les ressources féminines.

 

Nous assistons donc depuis quelques décennies à un choc culturel entre l’ancien monde hospitalier et des concepts émergents comme la reconnaissance des aptitudes de chacun et le partenariat entre soignant et soignés. Sur le terrain, le phénomène tient plus de la tectonique des plaques que de la confluence des eaux !

Voyez les connaissances et les recommandations qui véhiculent une culture de convivialité et de partenariat, comme l’accueil en salle de naissance, la proximité, la tétée précoce ou l’allaitement à la demande. Dès qu’elles franchissent l’enceinte de l’hôpital, elles glissent si facilement vers la recette simpliste, la directive systématique : « il faut… », « tu dois… », « l’idéal, c’est… » . Notre façon de parler est révélatrice de nos schémas mentaux. « Mise au sein » : qui met qui ? Qui fait quoi ? Qui est mis, de gré ou de force ? Un tant soit peu de connaissances sur les réflexes archaïques et les compétences du nouveau-né suffiraient à larguer aux oubliettes une expression aussi peu adéquate. « Mettre les nouveau-nés en contact peau-à peau avec leur mère » , qui met qui ? qui fait quoi ?

 

Les « 10 conditions » du Label « Ami des Bébés » sont la substantifique moelle d’un retour à la physiologie maternelle et infantile, scientifiquement et solidement démontré. Leurs rédacteurs l’ont exprimée par une série d’ordres, gagnant en concision ce qu’ils perdaient en subtilités d’application ! Le résultat donne l’impression d’une ordonnance : adopter, former, informer, mettre, indiquer…. Vieille tradition des rapports hiérarchiques ? Les médecins commandent aux soignants qui commandent aux patients ? Les vieux schémas comportementaux ressurgissent là où l’on ne s’y attend pas… Comment s’étonner des exécutions caricaturales décriées au début ? Ou alors de la réaction inverse, le refus d’obtempérer ?

Plusieurs générations de femmes se sont vues interdites de « trop » materner leur bébé : « il ne faut pas le gâter », « il faut l’autonomiser ». La puériculture d’orphelinat a envahi notre espace mental, nos discours et nos magasins : encore maintenant, la quasi-totalité du matériel de puériculture sert à éloigner « en toute sécurité » le bébé de ses parents, entretenant l’idée que cet éloignement est souhaitable et bénéfique pour tout le monde. Réalisons-nous à quel l’IHAB est exotique ? Comment s’étonner dès lors de la surprise de certains parents devant nos encouragements au peau-à-peau, à la tétée en salle de naissance, à la proximité ou l’allaitement « à la demande » ? Comment s’étonner de leurs réticences devant nos interventions surtout sans parole préalable ?

 

Comment gérer cette invraisemblable incohérence culturelle ? Comment sortir des vieux schémas de fonctionnement ? Une des pistes les plus efficientes est la focalisation, non plus sur l’intervention, mais sur les personnes à qui elle est destinée. Où en sont-elles ? De quoi ont-elles besoin pour comprendre et participer ? Sont-elles prêtes à vivre cela ? Ces questions s’appliquent à la mère comme à l’enfant et au père présent.

 

Arrêt sur image. Une salle d’opération, une césarienne programmée, une péridurale efficace, tout baigne. La future mère, infirmière pédiatrique, est bien décidée à compenser sa déception de ne pouvoir accoucher normalement par un allaitement « réussi ». Donc, multiples lectures, informations prénatales, plan précis dont « la tétée précoce » et la présence du père.

Négociations réussies avec les divers intervenants du bloc opératoire. Le bébé arrive, est inspecté par le pédiatre. L’anesthésiste dégage un des bras de la nouvelle maman, le bébé est déposé sur elle. Elle lui présente le sein. Il détourne la tête. Elle réessaye, insiste, recommence. Tout le monde attend, curieux. Le père se raidit, visiblement tracassé. Il observe quelques minutes, puis dit d’une voix posée : « Chérie… si tu lui disais bonjour, d’abord ? » Elle regarde son conjoint, stupéfaite, saisie par une évidence qui lui saute enfin aux yeux. Elle revient à son bébé, le place pour croiser son regard et l’étincelle se produit, l’indicible rencontre a lieu. Le tout petit se détend, ouvre grand ses yeux. Elle le caresse, lui parle ; le père se rapproche et les rejoint. Le temps est suspendu. Un peu plus tard, la tétée se produira spontanément, sans manoeuvres, sans insistances. On s’est dit bonjour, d’abord. Voilà l’essentiel. Il aura fallu un non professionnel pour nous le rappeler…

 

En préparation prénatale, depuis que l’allaitement est revenu sur le devant de la scène, les premières heures après la naissance sont souvent « parlées » en termes alimentaires : première tétée, tétée  précoce. Ces mots induisent l’urgence de remplir un bébé en manque, un bébé-tubedigestif exigeant. Et ces notions s’intègrent très bien dans les moules mentaux de la vieille puériculture à laquelle adhèrent autant les professionnels que les parents. Donc ceux-ci achètent l’idée facilement : « il faut le nourrir tout de suite ». Et tout aussi facilement, ils placent la consigne dans un plan précis pour « réussir » l’allaitement. Du coup, si la première tétée n’a pas fonctionné, certaines mères désespèrent de pouvoir allaiter.

 

Revenons à l’enjeu essentiel : « se dire bonjour, d’abord ». Voilà ce qui est important d’aborder avec les futurs parents. L’allaitement et les premières tétées se placent dans un continuum du désir, de l’apprivoisement, de la découverte. Ce bébé qu’ils ont imaginé, rêvé, touché à tâtons, ils vont le découvrir, le caresser, l’adopter. À leur rythme. En un coup de foudre fulgurant ou en quelques jours d’intense contemplation, ou… il n’y a pas de recettes pour « tomber en amour ». Ce bébé qui les connaît déjà un peu par les bercements, la peau, les odeurs, les goûts et les voix, ce bébé va chercher à les retrouver malgré son inimaginable déménagement.

La rencontre, l’attachement sont les fondations de tout ce qui va suivre. Il arrive que la première tétée ne se passe pas « comme dans les livres ». Il est toujours possible de donner un peu de colostrum exprimé en attendant la pleine participation du bébé, alors qu’il est bien plus ardu de rattraper une rencontre loupée, à cause de gestes malencontreux, par exemple. La nouvelle formulation de la quatrième condition rend mieux compte de l’aspect relationnel. À condition que le peau-à-peau ne devienne pas la nouvelle recette obligatoire. « Mettre le bébé en… » Aïe ! Un autre dérapage possible !

 

Ce premier contact, si intime, a-t-il été abordé en préparation prénatale, ou tout au moins, en salle de naissance ? Tant dans ses aspects concrets, qu’émotionnels et affectifs ? Certains parents ne s’attendent pas du tout à un contact aussi immédiat, mais plutôt au retrait rapide du bébé pour le « nettoyer », le vérifier, le mesurer, « combien pèse-t-il ? ». C’est encore ce que l’on voit dans tous les films qui mettent en scène une naissance, c’est ce qui se raconte dans bien des familles.

 

Certaines mères sont très surprises par l’aspect du bébé naissant et peuvent avoir des mouvements de répulsion, de refus. D’autres sont submergées d’émotions, parfois contradictoires, toujours imprévisibles. Quand ce premier contact n’est pas préparé, non parlé, il peut être vécu comme une absurdité, comme une contradiction avec leurs propres rituels culturels, ou pire, comme une violence.

 

Heureusement, on peut baliser ensemble. Faire imaginer, écouter, poser des questions, entendre le sens ou le non sens que prend ce geste pour ces parents-là, décider ensemble, rester à l’écoute, savoir s’adapter en cas d’imprévu. Rester dans l’esprit de l’accueil plutôt que dans la lettre de la condition.

 

Ce climat d’attention et d’empathie est d’autant plus efficace qu’il est étayé de conditions matérielles optimales : confort, chaleur, coussins, organisation des soins post-natals immédiats en cohérence avec les priorités. Pour chaque équipe, il est nécessaire de repenser l’ensemble des soins post-natals et la logique qui les sous-tend. Si, dans un contexte d’eutocie, la rencontre et la première tétée sont prioritaires, admettons que la pesée attende quelques heures : le bébé ne prendra pas un kilo d’ici là ! Les professionnels de la santé stressés par des ordres contradictoires sont peu enclins à créer une ambiance de détente. Pour sortir d’une culture et en créer une autre, car c’est bien de cela qu’il s’agit, il est nécessaire de s’en donner les moyens : dialogue interprofessionnel, élaboration d’un consensus, priorités clairement établies.

Enfin, soyons conscients que nous ne sortirons pas de la puériculture d’orphelinat sans sortir en même temps de la culture d’assistanat obstétrical qui persiste encore, tant dans les facultés de médecine que dans l’imaginaire collectif. Certaines femmes ont, il est vrai, une attitude consumériste, mais elles y sont encouragées de toutes parts. Dans les pays latins, les conditions de l’accouchement sont rarement évoquées par les zélateurs de l’allaitement. Le lien est pourtant évident. Comment une femme qui a été plus ou moins passive jusqu’à l’accouchement s’estimerait-elle compétente pour la suite des évènements ? Les pays du Nord de l’Europe qui affichent les plus haut taux d’allaitement sont aussi ceux où se pratique une obstétrique expectative, non systématique, et pourtant à la pointe du progrès en cas d’intervention nécessaire.

 

Remerciements : cet exposé doit beaucoup à Laurence Girard, collègue aux Formations Co-Naître®, à nos longs

échanges et discussions, au cours de la rédaction de son article “Les soins professionnalisés au nouveau-né : de

l’approche historique à une approche centrée sur la famille”, juin 2008 ( http://www.co-naitre.net).

 

 

ODENT Michel, Dr., “Genèse de l’homme écologique”, Ed. Epi, 1979

ODENT Michel, Dr., "Votre bébé est le plus beau des mammifères", Ed.Albin Michel, 1990.

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· SICOTTE Anne-Marie, « Les accoucheuses », tome 1 et 2, VLB éditeur, Québec 2006.

THIRION Marie,Dr., "Les compétences du nouveau-né" , Ed. Albin Michel, 1994.

Articles :

GIRARD Laurence, "L'allaitement maternel, entre croyances et réalités” mars 2002 ( http://www.co-naitre.net).

GIRARD Laurence, “Les soins professionnalisés au nouveau-né : de l’approche historique à une approche

centrée sur la famille”, juin 2008 ( http://www.co-naitre.net).

LEVESQUE Pierre, Dr., « Allaitement bio… et autres choses importantes », en ligne sur le site du groupe

M.A.M.A.N. (Mouvement pour l’Autonomie dans la Maternité et pour l’Accouchement Naturel)

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Nowak R : Création de liens. Pour La Science, n°227 Septembre 1996.

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RELIER Jean-Paul, Dr, “Importance de la sensorialité foetale dans l’établissement d’un échange mère-enfant

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Texte de l’intervention de Ingrid Bayot. Symposium Infor-allaitement, Namur 21nov08. p. 6/6

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ODENT Michel, Dr., “Naître et renaître dans l’eau”, (en particulier, les deux derniers chapitres, traitant des

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